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709.2

Sur un lac entouré de conifères, des hommes en canots pagaient la tête recouverte d'un morceau de tissu de manière à éviter les piqûres de moustiques. / On a lake surrounded by fir trees, men in canoes are rowing, as their heads are covered with pieces of cloth so as to avoid mosquito bites.

Mosquito Lake

dans Henry Youle Hind, Explorations in the Interior of the Labrador, 1863 Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec, 709.2

Marangouins

Par tout le Canada, les Français donnent aux moustiques le nom de marangouins, mot emprunté à la langue sauvage : ces insectes sont en nombre si prodigieux dans les bois qui avoisinent le fort Saint-Jean qu'on le surnommerait avec plus d'à-propos le fort aux marangouins. La situation basse et marécageuse du pays, et les forêts épaisses qui le couvrent, favorisent beaucoup leur accroissement ; ils diminueront sans doute, comme ailleurs, quand les bois seront abattus, les marais desséchés, et la culture établie. (Voir Pehr Kalm)

Cousins

Les cousins sont innombrables, ici; ils nous attaquent au sortir de la maison, et ils sont encore plus incommodes dans les bois. Ils ont évidemment de la parenté avec nos cousins de Suède, quoiqu'un peu plus petits que la généralité des moustiques de l'Amérique du Nord, comme ceux du fort Saint-Jean, par exemple, qui ressemblent aussi aux nôtres, bien que plus gros, leur taille se rapprochant de celle de nos tipules. Les cousins d'ici, sont avides de sang, outre mesure. Heureusement, le temps arrivait, bientôt où nous allions en être débarrassés. (Voir Pehr Kalm)

Moucherons

Les moucherons sont plus nombreux que nous ne l'aurions désiré. Leur piqûre irrite la peau, et les Jésuites de Lorette disent que le meilleur préservatif contre leurs attaques est de se frotter le visage et les parties nues du corps avec de la graisse. On prétend aussi que l'eau fraîche est le meilleur remède contre leur piqûre, pourvu que l'on ait le soin de laver les plaies tout de suite. (Voir Pehr Kalm)

Mouches

La présence de la mouche commune ou mouche de maison, n'est observée dans ce pays que depuis environ cent cinquante ans, suivant ce que m'ont assuré plusieurs personnes, tant ici qu'à Québec. Les Indiens affirment tous la même chose, et sont d'opinion que cette mouche a été apportée ici dans des vaisseaux Européens qui se sont échoués sur la côte. Je ne disputerai pas avec eux sur ce point, cependant il me souvient que, dans les solitudes entre Saratoga et Pointe-à-la-Chevelure ou Fort Saint-Frédéric, sitôt que je m'asseyais pour prendre du repos ou pour manger, j'étais importuné par des mouches de l'espèce de la mouche commune qui venaient se poser sur moi. Il est par conséquent douteux si la présence de la mouche en Amérique ne remonte pas à une époque plus éloignée que celle indiquée, ou si elle a été importée d'Europe. D'un autre côté, on peut prétendre que l'existence de cet insecte dans ces solitudes date du temps où le Fort Anne étant encore debout, les Anglais y passaient et repassaient souvent. D'ailleurs, des voyageurs européens, tant avant que depuis cette époque, ont pu, en parcourant le pays, apporter ces mouches, avec leurs provisions. (Voir Pehr Kalm)