Les missions

Les premiers groupes religieux arrivés en Nouvelle-France se lancent dans une vaste entreprise missionnaire indissociable d'une présentation de la religion puisque c'est la raison d'être de la colonie. Pour mener à bien la christianisation, les missionnaires agissent à plusieurs titres, notamment à titre d'interprètes et d'explorateurs. Ils se retrouvent alors à l'avant-poste de l'entreprise de colonisation et explorent des territoires jusque-là inconnus des Français.


Coffret rectangulaire qui, une fois ouvert, déploie des panneaux latéraux en guise d'autel et conserve des prières sur la surface interne du couvercle. Au centre des prières, l'illustration d'un calice et d'une hostie symbolise le tabernacle. / A rectangular casket which, when opened, has retractable side panels that can be used as an altar. Prayers are inscribed on the inner surface of the lid, and in their midst is a drawing of a chalice and a Holy Wafer which together represent the Tabernacle.

Autel portatif, non-daté

Tadoussac
North Coast Historic Society




Sur un lac entouré de conifères, des hommes en canots pagaient la tête recouverte d'un morceau de tissu de manière à éviter les piqûres de moustiques. / On a lake surrounded by fir trees, men in canoes are rowing, as their heads are covered with pieces of cloth so as to avoid mosquito bites.

Mosquito Lake

dans Henry Youle Hind, Explorations in the Interior of the Labrador, 1863 Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec, 709.2

Marangouins

Par tout le Canada, les Français donnent aux moustiques le nom de marangouins, mot emprunté à la langue sauvage : ces insectes sont en nombre si prodigieux dans les bois qui avoisinent le fort Saint-Jean qu'on le surnommerait avec plus d'à-propos le fort aux marangouins. La situation basse et marécageuse du pays, et les forêts épaisses qui le couvrent, favorisent beaucoup leur accroissement ; ils diminueront sans doute, comme ailleurs, quand les bois seront abattus, les marais desséchés, et la culture établie. (Voir Pehr Kalm)

Cousins

Les cousins sont innombrables, ici; ils nous attaquent au sortir de la maison, et ils sont encore plus incommodes dans les bois. Ils ont évidemment de la parenté avec nos cousins de Suède, quoiqu'un peu plus petits que la généralité des moustiques de l'Amérique du Nord, comme ceux du fort Saint-Jean, par exemple, qui ressemblent aussi aux nôtres, bien que plus gros, leur taille se rapprochant de celle de nos tipules. Les cousins d'ici, sont avides de sang, outre mesure. Heureusement, le temps arrivait, bientôt où nous allions en être débarrassés. (Voir Pehr Kalm)

Moucherons

Les moucherons sont plus nombreux que nous ne l'aurions désiré. Leur piqûre irrite la peau, et les Jésuites de Lorette disent que le meilleur préservatif contre leurs attaques est de se frotter le visage et les parties nues du corps avec de la graisse. On prétend aussi que l'eau fraîche est le meilleur remède contre leur piqûre, pourvu que l'on ait le soin de laver les plaies tout de suite. (Voir Pehr Kalm)

Mouches

La présence de la mouche commune ou mouche de maison, n'est observée dans ce pays que depuis environ cent cinquante ans, suivant ce que m'ont assuré plusieurs personnes, tant ici qu'à Québec. Les Indiens affirment tous la même chose, et sont d'opinion que cette mouche a été apportée ici dans des vaisseaux Européens qui se sont échoués sur la côte. Je ne disputerai pas avec eux sur ce point, cependant il me souvient que, dans les solitudes entre Saratoga et Pointe-à-la-Chevelure ou Fort Saint-Frédéric, sitôt que je m'asseyais pour prendre du repos ou pour manger, j'étais importuné par des mouches de l'espèce de la mouche commune qui venaient se poser sur moi. Il est par conséquent douteux si la présence de la mouche en Amérique ne remonte pas à une époque plus éloignée que celle indiquée, ou si elle a été importée d'Europe. D'un autre côté, on peut prétendre que l'existence de cet insecte dans ces solitudes date du temps où le Fort Anne étant encore debout, les Anglais y passaient et repassaient souvent. D'ailleurs, des voyageurs européens, tant avant que depuis cette époque, ont pu, en parcourant le pays, apporter ces mouches, avec leurs provisions. (Voir Pehr Kalm)




Mis côte à côte, les trois dos des volumes de Pehr Kalm identifient l'auteur et le titre de l'ouvrage. / Placed side by side, the backs of Pehr Kalm's three volumes identify the author and the title of each work.

Travels into North America

dans Pehr Kalm, Travels into North America, 1770
Musée de la civilisation, Bibliothèque du Séminaire de Québec, 236.1.3v

Pehr Kalm (1716-1779)

Suédois d’origine et Finlandais d’adoption, Pehr Kalm se voit confier une mission en Amérique du Nord pour y recenser les diverses espèces de la flore et de la faune et en rapporter quelques spécimens. Entre 1748 et 1751, il observe non seulement la nature américaine et canadienne mais également les mœurs de ses habitants, principalement celles de la Nouvelle-France. Professeur d’histoire naturelle et d’économie, il publie, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, son journal de voyage intitulé En Resa teil Norra America reconnu comme une source historique riche et détaillée.




Agenouillés autour d'un autel, des Amérindiens assistent à une messe en plein air, donnée par un prêtre européen. / Kneeling around an altar, Amerindians listen to an outdoor mass, celebrated by a European priest.

Première messe trifluvienne, 26 juillet 1615, non daté

dans Fastes trifluviens: tableaux d'histoire trifluvienne sous le régime français, 1931
Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec, 590.3.29




Sur l'eau calme du fleuve, des hommes et des religieux naviguent à bord de deux canots. / On the still waters of the river, men, including priests, travel in two canoes.

Sur le Mississipi, non daté

dans Ernest Gagnon, Louis Jolliet, 1913
Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec, 620.5




En bordure du fleuve Saint-Laurent, deux canots arrivent sur les berges du Fort Lachine dont la palissade de bois protège des installations militaires. / On the banks of the St. Lawrence River, two canoes come to shore near Fort Lachine, with its wooden palisade protecting military installations.

Fort Lachine en 1689, non daté

dans Père Alexis, Le Canada héroïque et pittoresque, 1927
Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec, 651.4




Aux abords d'une chute, des Amérindiens portent un canot pendant qu'un explorateur et un coureur des bois marche dans une nature automnale. / Beside a waterfall in autumn, Amerindians carry a canoe, while an explorer and a trapper walk in the wilderness.

Exploring the Unknown, 1920

J.D. Kelly
Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, 1993.15371




Sur un chemin enneigé et boueux, une personne se promène dans une nature formée de feuillues et de conifères. / On a muddy, snow-covered path, a figure strolls in a natural setting of broad-leaved trees and evergreens.

Dégel en avril, 1909

Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté
Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec,
don de J. Édouard Côté, 1993.15659




Dans un paysage hivernal, une carriole entame sa route sur un long chemin. / In a winter landscape, a sleigh starts out on a long journey.

Cette existence toujours uniforme, 1971

Jean-Paul Lemieux
Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, 1993.18751.8




À la brunante, un prêtre Récollet marche dans un paysage aride et montagneux à l'aide d'un bâton du pèlerin, aussi nommé bourdon. / At dusk, a Récollet priest walks in an arid and mountainous landscape with a pilgrim's staff.

Le Frère Louis, Récollet, 1830

Joseph Légaré
Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, 1994.24980




Sur la rive du fleuve Saint-Laurent, des amérindiens arrivent à un campement de fortune fabriqué de troncs d'arbres et d'écorce à bord de quatre canots. / On the banks of the St. Lawrence River, Amerindians travelling in four canoes arrive at a makeshift camp, built with tree trunks and bark.

Indian Scene on the St. Lawrence, 1840

William Henry Bartlett
Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, 1993.16304




Carte géographique où l'on identifie les paroisses et les lieux des missions catholiques situés le long de la vallée du fleuve Saint-Laurent. / Map identifying the Catholic parishes and missions along the valley of the St. Lawrence River.

Carte générales des Paroisses et missions établies des deux côtés du fleuve St. Laurent depuis Rimousky en montant jusqu'au Côteau des Cèdres, vers 1790

Musée de la civilisation, fonds d'archives du Séminaire de Québec, T-24




Carte géographique manuscrite de la Côte nord jusqu'à Québec, signalant les principales villes, les dénivellations terrestres et la faune animale de la vallée du fleuve Saint-Laurent. / Hand-drawn map of the North Shore, ending at Quebec City, indicating the main towns, differences in altitude and local wildlife of the St. Lawrence Valley.

Carte de la mine d'argent, 1897

Musée de la civilisation, fonds d'archives du Séminaire de Québec, V-13




Sur le haut d'une montagne, hommes et femmes se recueillent devant une croix érigée sur un socle. / On a mountaintop, men and women gather at the foot of a cross standing on a plinth.

Fondation de Montréal, non daté

Georges Henri Duquet
dans Adélard Desrosiers, Petite histoire du Canada, 1933
Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec, 295.5.20




Aux abords d'une chute, des Amérindiens portent un canot pendant qu'un explorateur et un coureur des bois marche dans une nature automnale. / Near an Amerindian camp, a priest and a soldier meet four Amerindians holding peace pipes.

Titre du manuscrit : Ma Saberdache

Auteur du manuscrit : Jacques Viger
Titre de la planche : Première rencontre des Illinois
Artiste : James Duncan
[entre 1844 et 1846]
Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, fonds Viger-Verreau
O-102